Vêtements de protection contre les radiations : nouvelle recommandation SSRDMF

Finies les tablier de plomb pour les radiographies !

Le port d'un tablier de plomb n'est plus nécessaire pour les radiographies dentaires en raison de la faible dose de radiation. Pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, une protection de la thyroïde est recommandée dans les cas suivants jusqu'à la fin de la croissance :

  • Radiographie intra-orale (protège-thyroïde dentaire)
  • • Téléradiographie de profil, si la question clinique le permet
  • CBCT, si la question clinique le permet

Des informations détaillées sont disponibles aux liens suivants :

Prise de position commune de la Société suisse de radiologie dentaire et maxillo-faciale SSRDMF et de la Société suisse des médecins dentistes SSO

Au nom du Comité de la SSRDMF
, Dr. med. dent. Dorothea Dagassan et PD Dr. med. dent. Valérie Suter

arrière-plan

La Commission fédérale de radioprotection (CPR) a édité une nouvelle recommandation concernant les moyens de protection pour le patient sans tenir compte de la médecine dentaire. Afin de garantir une utilisation judicieuse des moyens de protection pour le patient en radiologie dentaire, les membres du Comité de la SSRDMF se sont réunis, ont consulté la littérature internationale actuelle et élaboré une prise de position. Cette dernière a ensuite été discutée et adaptée en concertation avec les membres du Comité central de la SSO pour être publiée comme prise de position commune:

L’utilisation et l’utilité des moyens de protection pour le patient, c’est-à-dire les tabliers de plomb ou les écrans de protection en plomb ont été de plus en plus remises en question ces dernières années au sein de la médecine. La numérisation, l’adaptation des techniques de prise des clichés et les réductions de doses grâce aux diaphragmes de champ ont grandement contribué à réduire nettement la dose reçue par le patient. De plus, les inconvénients liés aux moyens de protection dans le champ de rayonnement, telle la formation d’artefacts ou l’augmentation de la dose liée aux contrôles d’exposition automatisés des machines à rayons X ont lancé le débat sur la pertinence de l’utilisation des moyens de protection en médecine humaine.